LES LIENS DE VISIONNEMENT DE LA RENCONTRE AVEC CHRISTINE BAUDILLON ET DE LA LECTURE DE JEAN-CHRISTOPHE BAILLY SERONT DISPONIBLES EN CLIQUANT ICI APRÈS LA SÉANCE

Synopsis:

Au cours des saisons, des animaux familiers et sauvages nous regardent au-delà de toute temporalité. Immergés au cœur de leur «espace-temps» ouvert au monde, ils nous adressent leurs pensées, leurs êtres-là, vivants et vacants. Enfants de la nature privés de langage, leur monde est corrélations et mélodies, le notre séparation et volonté. Face à leurs profonds regards, de quoi faisons-nous l’expérience ? Face au « silence des bêtes », qu’entendons-nous ?

Séance suivie d’une rencontre entre Christine Baudillon, réalisatrice, et Jean-Christophe Bailly, écrivain et philosophe

« L’animal est comme un pays, il ne se déplace pas hors de chez lui “ disait Gilles Aillaud, le peintre philosophe qui avait fait d’eux les sujets de sa peinture, parce qu’il pensait que la façon dont ils remplissaient leur existence était complète. Or c’est bien ainsi qu’ils sont et vont de par le monde, du moins si on les laisse un peu tranquilles, ce qui n’est plus si souvent le cas.
Les observer, les suivre, essayer de comprendre leur façon d’habiter la terre, l’air ou les eaux, imaginer le vertige d’un monde d’où les noms sont absents mais où les choses sont béantes et les sensations avivées – c’est ce qu’il m’a toujours semblé que l’on devait faire avec eux.
Mais on est loin, très loin du compte, et ils sont en train de mourir. A l’heure où la bigarrure des existences devient une peau de chagrin, le moindre geste d’attention prend la valeur d’une sauvegarde. Ce que Christine Baudillon a vu et a su filmer, c’est la patience animale, ce sont les temporalités différentes où ils respirent et sont chez eux et où pensifs, ils dilatent l’étendue même où ils vivent. »
Jean-Christophe Bailly

Réalisatrice

Christine Baudillon

Pays

France