Synopsis:

Tel un esprit qui refuse de mourir, l’ancienne Médina de Casablanca incarnée par une Voix, nous mène vers ses habitants. Saisies au cœur du quotidien, les histoires de leur vie, révèlent une véritable tragédie humaine universelle, où la poésie du drame est toujours de mise. Ce film est un conte, il est l’un des récits possibles de la Médina, une façon de se frotter à l’Histoire sociale récente et de faire du cinéma avec elle.

Citation:

Ma si chère Dalila Comme tu nous manques ! Au travers de ton cinéma, tu nous as invités à vivre une expérience d’humanité partagée. Tes films témoignent d’un sens aigu du partage comme de l’engagement pour les invisibles, femmes comme hommes. Nous portons en chacun de nous ta présence, celle d’une cinéaste qui savait regarder et filmer la douleur avec une farouche compassion. C’est ce qui traverse tout ton cinéma, et tu as su y répondre avec une lumineuse attention à autrui. Tu savais nous permettre d’exister dans tes films, nous avions la meilleure place, celle d’un ami. De toutes ces vies que tu as accompagnées avec ta caméra, de ce je sensible que tu filmais, tu le nouais à un nous collectif, ancré dans le temps. C’est toute la beauté de tes films. Tu avais plusieurs territoires, le Maroc, la France aussi mais surtout le cinéma pour témoigner des vibrations du monde. Ton dernier film, encore inédit, Jean Genet, notre père des fleurs, est un hymne à la vie, par-dessus la mort et les disparus, un récit de la résistance comme de la résilience. Merci Dalila, de tout mon cœur.
Nadia Meflah, critique et enseignante en cinéma.

A partir du 30 mars à 20h.

Réalisatrice

Dalila Ennadre

Pays

Algérie, France