Disponible Samedi 21 Novembre entre 15h30 et 19h30

Awards:

• Montgolfière d’Or 2016

Synopsis:
FR:

LES DERNIERS JOURS D’UNE VILLE porte en lui la mélancolie d’un requiem. Le réalisateur égyptien Tamer El Said a commencé à filmer la ville du Caire, déjà étouffée par l’autorité du régime d’Hosni Moubarak depuis plus de 30 ans, à la fin de 2008. Deux ans avant le mouvement protestataire qui allait gagner le pays. Ce n’est donc pas un hasard si nous croisons dans son premier long-métrage un autre réalisateur hésitant, aussi perdu dans le montage de son film que dans sa propre vie : sa mère est hospitalisée en phase terminale, celle qu’il aime se prépare à quitter le pays et lui cherche un appartement dans une ville encombrée et chaotique. De Beyrouth, Baghdad et Berlin lui parviennent des images qui disent aussi les divisions d’un monde arabe en pleine errance ou décomposition. Quelle fonction le cinéma peut-il alors donner ? Et quelle place définir entre deux mouvements interférants : celui qui s’intensifie dans les rues de la capitale égyptienne et celui, plus intérieur, de Khalid ? Le premier long-métrage de Tamer El Said répond à cette question par d’autres questions. Quels sont les derniers jours de la ville évoqués par le titre ? Sont-ce ceux de la ville telle que nous la connaissons ou ceux de Khalid avant qu’il ne s’en éloigne ? Sommes-nous à la veille d’un hypothétique renouveau ou déjà engagés dans un processus apocalyptique de dissolution de la société civile ?

EN:

IN THE LAST DAYS OF THE CITY harbours the melancholy of a requiem. At the end of 2008, Egyptian filmmaker Tamer El Said began filming the Cairo city, already suffocated by over thirty years of authority under Hosni Mubarak’s regime. Two years before the protest movement took hold of the country. It is thus no coincidence that in his first feature we find another filmmaker, hesitant and as lost in the editing of his film as he is in his own life: his mother is hospitalised with a terminal illness, the woman he loves is preparing to leave the country and he is looking for an apartment in a congested and chaotic city. From Beirut, Baghdad and Berlin, he receives images depicting the divides in an Arab world that has either lost its bearings or is in total disintegration. What function can cinema assume? And what is the purpose of filming the toing-and-froing between two movements: the one building up in the streets of the Egyptian capital and Khalid’s inner movement? Tamer El Said’s first feature answers this question with other questions. What are the last days mentioned by the title? Are they those of the city as we know it or those of Khalid before he leaves it? Are we on the eve of an eventual renewal or already engaged in an apocalyptic process of dissolution of civil society?

Aisha Rahim