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SHURUUK

Amie Barouh | France, Germany 2024 36m





FIDMarseille



EN

A heap of blankets filmed at bed height emerges in a drab, colorless bedroom. A series of fragmented shots hints at the precarious conditions of the people living in the debris, on the margins. A prayer in Romanian tells us where they’re from. A plane crosses the sky and we find ourselves transported to a shimmering parade through the streets of Okinawa before landing at the home of a beekeeper in the French Pyrenees. In a kind of film diary, French-Japanese artist Amie Barouh brings together slivers of biography and snatches of conversations gathered over the years and during her travels, mostly with the Roma friends she lived with. With its frenetic editing, Shuruuk (which literally means ‘risen in the East’) weaves a dreamlike journey following the movement of the sun from Japan to Tunisia, from Palestine to the four corners of France. The camera pokes around in the folds of reality to capture the faces of the people the artist travels through life with, bearing witness to their struggle for daily survival as well as to more specific manifestations of state oppression. Barouh intertwines impressionistic flashes with jolts of a different gravity: sudden violent police interventions that become part of the film’s momentum, driven by an evident vitality. Shuruuk’s fragmentation reflects the perpetual reconfiguration to which the lives of all these creatures, human and animal, are subjected, like the swarming bees as Pierre Barouh’s tender words ring out: “Today I am what I am, we are who we are and all this is the sum of the pollen we’ve fed on”.

Louise Martin Papasian

FR

Un amas de couvertures filmé à hauteur de lit apparait dans une chambre aux couleurs délavées. Des vues morcelées s’enchaînent, laissant deviner les conditions d’existence fragiles de personnes installées dans les décombres d’une périphérie. Une prière en roumain signale leur origine. Un avion passe dans le ciel et nous voilà transporté·es dans un défilé aux couleurs chatoyantes dans les rues d’Okinawa, avant d’atterrir chez un apiculteur en Ariège. L’artiste franco-japonaise Amie Barouh réunit dans une forme de journal filmé fragments de biographie et bribes de conversations récoltées au fil des ans et de ses déplacements, essentiellement auprès d’ami·es Roms avec qui elle a vécu. Par un montage frénétique, Shuruuk, qui signifie littéralement « levé à l’est », tisse un voyage onirique qui suit le mouvement du soleil, du Japon en Tunisie, de Palestine aux quatre coins de la France. La caméra furète dans les plis du réel pour cueillir les visages de celles et ceux avec qui l’artiste navigue, témoigner de la lutte pour leur survie quotidienne comme de manifestations plus particulières face à l’oppression de l’État. Amie Barouh entrelace aux éclats impressionnistes des sursauts d’une autre gravité : violentes et soudaines interventions policières, qui prennent corps dans le mouvement du film, porté par un élan vital manifeste. Le morcellement de Shuruuk reflète la perpétuelle reconfiguration à laquelle la vie de tous ces êtres est soumise, humains, animaux, à l’image de ces abeilles qui essaiment tandis que résonnent les paroles tendres de Pierre Barouh : « Aujourd’hui je suis ce que je suis, nous sommes qui nous sommes, et tout ça c’est la somme du pollen dont on s’est nourri ».

Louise Martin Papasian

Director

Amie Barouh

Countries

France, Germany

Languages

Romanian, Arabic, Japanese, French, Gypsy, Kurdish

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